Quand bébé naît… la culpabilité aussi
On parle souvent de la naissance d’un enfant, de l’amour immense qui nous envahit, de cette vague qui bouleverse tout. Mais on oublie parfois de mentionner un autre sentiment qui voit le jour en même temps : la culpabilité.
Pourquoi ressent-on autant de culpabilité en devenant parent ?
Dès que bébé arrive, un nouveau rôle s’impose : celui de parent. Et avec lui, une pression immense.
📌 La société et l’image du parent parfait
Depuis toujours, on valorise l’idée d’un parent entièrement dévoué, qui met ses besoins de côté pour ceux de son enfant. Une maman présente, patiente, irréprochable. Un papa toujours disponible, impliqué, protecteur. Dès qu’on ose penser à autre chose qu’à son bébé, une petite voix intérieure surgit : “Es-tu un bon parent si tu veux t’éloigner un instant ?”
📌 Les hormones et les transformations du post-partum
La chute brutale des hormones après l’accouchement joue un rôle majeur pour la maman. Le taux d’ocytocine, l’hormone de l’attachement, est à son maximum, renforçant ce besoin presque vital d’être avec bébé. Mais même sans cette tempête hormonale, les papas et co-parents ressentent aussi ce poids de la responsabilité et peuvent culpabiliser de ne pas en faire assez ou de ne pas toujours être présents.
📌 Le changement d’identité
Devenir parent, c’est aussi dire adieu à une partie de son ancienne vie. On aime ce nouveau rôle, mais parfois, on se surprend à regretter sa liberté d’avant. Et c’est là que naît l’ambivalence…
L’ambivalence parentale : aimer fort et vouloir souffler
L’ambivalence, c’est ce tiraillement intérieur entre deux besoins opposés :
💛 Vouloir rester avec son bébé tout en ayant envie de temps pour soi.
💛 Se réjouir d’un moment sans lui, tout en ressentant un manque immédiat.
💛 Aimer plus que tout être parent, mais regretter parfois son indépendance.
Et pourtant, c’est normal. C’est humain.
Ce n’est pas un signe de faiblesse ou de mauvais maternage/paternage, mais la preuve que tu existes en tant que maman, papa ou co-parent, et en tant qu’individu.
💡 On peut adorer son enfant et avoir besoin de souffler.
💡 On peut être un parent aimant et aimer aussi d’autres aspects de sa vie.
💡 On peut être un bon parent et ne pas vouloir être disponible à 100% du temps.
Alors, la prochaine fois que la culpabilité pointe le bout de son nez, rappelle-toi ceci : ton bien-être compte autant que celui de ton bébé.
Et toi, comment vis-tu cette ambivalence au quotidien ? ♡